Un tuba, on l'oublie jusqu'au jour où il siffle, où il fait des bulles ou où il vous remplit la bouche au mauvais moment. L'Airmat de H. Dessault est un tuba de chasse sans soupape : rien à casser, rien à coincer, rien qui claque au fond. Le tube est en polyuréthane, avec une finition mate, et il est monté sur un embout en silicone noir. Le gros diamètre intérieur annoncé par la marque, c'est ce qui change tout entre deux apnées, quand on ventile en surface et qu'on veut de l'air sans effort.
La finition mate n'a rien de cosmétique. Un tube brillant renvoie le soleil dans dix directions et se repère de loin sous l'eau. Mat, il reste discret sur la tête pendant l'agachon. Sur le visuel du fabricant, la partie basse du tube est annelée et souple : le tuba s'écarte du visage, on peut le lâcher de la bouche à la descente pour compenser, puis le récupérer à la remontée. Sans soupape, on le vide d'un souffle sec, comme en chasse depuis toujours.
Sur le platier de la côte ouest comme au bord d'un tombant, la journée se passe surtout en surface, à ventiler entre deux descentes. C'est là qu'un tuba se juge vraiment : diamètre intérieur généreux, embout souple qui ne fatigue pas la mâchoire au bout de trois heures, silhouette basse qui n'accroche pas le courant dans une passe. L'Airmat coche ces cases sans jouer la pièce technique hors de prix, et il figure au catalogue H. Dessault depuis plusieurs saisons, ce qui règle la question du remplacement.