La Tanacom Braid a été dessinée pour une seule chose, nourrir un moulinet électrique. Daiwa la tresse au Japon sur huit brins de fibres PE et la livre en 1 000 m d'un seul tenant, parce qu'une descente à 200 ou 300 m avale du fil à une vitesse qui surprend toujours. La couleur change tous les 25 m. Vous suivez la descente à l'oeil, vous recoupez avec le compteur du moulinet, et vous savez où se situe votre bas de ligne dans la colonne d'eau.
Le PE8 donne 80 lb, soit environ 36 kg, pour un diamètre de 0,50 mm. Ce diamètre permet de traverser le courant sans partir en dérive avant de toucher le fond, tout en gardant assez de matière pour encaisser la remontée motorisée d'un plomb lourd et de plusieurs poissons accrochés. Le tressage à huit brins limite la peluche et allonge la durée de vie de la bobine, ce qui compte quand on met ce prix dans 1 000 m de fil.
Sur le caillou, c'est la ligne des sorties profondes. Vivaneau, bec de cane et loche sur les tombants du récif, dérives au-dessus des monts sous-marins, vifs calés au large des passes pendant que le thazard et le thon patrouillent plus haut. Elle garnit les Tanacom 1000 et 1200, les Seaborg et les Seapower, ces moulinets électriques que l'on retrouve sur les bateaux qui travaillent le large. Daiwa réserve le PE8 aux gros volumes de bobine, le PE6 allant plutôt sur les modèles 750 et 800.