Chez Imersion, la tresse Kevlar est le consommable que l'on garde toujours au fond du sac de chasse. Référencée DC117 chez le fabricant français, elle sert à tout ce qui, sur une arbalète, doit tenir sans s'allonger : fil de flèche, ligature d'ardillon, montage de moulinet, réparation d'un obus en fin de journée. La fibre para-aramide encaisse la chaleur et l'abrasion bien mieux qu'un nylon classique, ce qui change tout quand la ligne frotte sur une patate de corail pendant qu'un poisson tire.
La construction est une âme Kevlar habillée d'une gaine tressée souple, un compromis pensé pour rester maniable au doigt tout en gardant une élongation très faible. Concrètement, l'énergie du sandow part dans la flèche et non dans l'étirement du fil, le retour d'information est net et les noeuds ne glissent pas. La tresse se travaille sans outil particulier, se brûle proprement en bout et supporte les montages serrés, boucles cousues comprises.
Ce diamètre de 1,9 mm est le format polyvalent de la gamme, livré en bobine de 50 mètres : de quoi refaire une dizaine d'arbalètes ou tenir une saison complète à plusieurs. C'est la section qui convient aux fusils de 90 à 110 cm que l'on sort sur les platiers de Nouméa et le long des tombants du lagon sud, là où le fil racle en permanence le corail. Pour une loche ou un bec de cane à sortir d'un trou, la faible élongation aide à garder le contact ; sur une carangue GT ou un thazard qui part en tirant, la résistance à l'échauffement fait le reste. Prévoyez toujours quelques mètres d'avance dans le bateau.