La Depth-Hunter, c'est la tresse qui vous dit où vous en êtes. Quatre couleurs se succèdent tous les 25 pieds, le cycle complet fait 100 pieds soit un peu plus de 30 m, et un repère noir vient marquer chaque tranche de 5 pieds. Vous savez donc à la couleur près combien de fil est sorti, sans compter les tours de manivelle et sans compteur mécanique. Sur un poste précis, ça change la façon de pêcher, parce qu'on retrouve la bonne hauteur d'eau au coup d'après.
Pour le reste, c'est de la PowerPro classique. Fibre Spectra tressée, puis traitée à l'Enhanced Body Technology, le procédé maison qui remplit les interstices entre les fibres et donne un profil bien rond. La tresse ne se plaque pas et ne s'enfonce pas dans les spires quand le frein est serré, elle prend peu d'eau et se range serré sur la bobine. En 65 lb on est à 0,41 mm, soit le diamètre d'un nylon 16 lb. La bobine de 500 yd fait 455 m, largement de quoi garnir un 5000 ou un 8000 de jigging.
En Nouvelle-Calédonie, c'est d'abord une tresse de jig et de traîne. Sur le tombant, vous descendez au jig et vous lisez la profondeur pendant la descente, ce qui aide quand la loche ou la saumonée tiennent une couche précise. Au bec de cane sur montage profond, les repères noirs évitent de taper le corail. En traîne, les couleurs servent à caler les distances entre les lignes d'un train de leurres pour le thazard ou le thon. Les 65 lb tiennent aussi le popping sur les patates pour des carangues de gabarit moyen, mais pour un vrai GT on montera plus gros.