Une manille en inox 316, c'est la pièce qu'on oublie jusqu'au jour où elle lâche. Celle-ci est taillée dans la nuance marine, celle qui contient du molybdène et qui résiste bien mieux à l'eau salée que l'inox 304 courant. Sur un bateau qui dort au mouillage à Nouméa, la différence se voit vite : pas de coulures de rouille sur le pont.
Le principe est simple : un corps en forme de fer à cheval et un axe fileté qui se visse dans l'une des branches. On relie en deux secondes une chaîne, un œil épissé, un anneau ou une poulie. Pensez à freiner l'axe avec un bout de fil inox ou un collier quand la pièce reste en place longtemps, les vibrations finissent par le desserrer.
Avec 12 mm on change de catégorie. Cette manille relie la chaîne de mouillage à l'ancre ou au câblot d'un bateau de pêche, de ceux qui vont s'ancrer sur un tombant pour la loche ou attendre le thon au large des passes. Elle convient aussi à un corps-mort léger ou à un point de levage. Vérifiez que l'axe passe bien dans le maillon de votre chaîne avant de l'acheter, et freinez-le systématiquement.