Sur du gros nylon, le nœud devient l'ennemi. Passé un certain diamètre, le fil ne se serre plus proprement et la boucle glisse ou casse sous charge. Le sleeve aluminium règle le problème : on écrase un manchon tendre autour du fil et la boucle encaisse la traction sans point faible. C'est ce qui équipe la majorité des bas de ligne de traîne montés à l'atelier.
Le choix du calibre se fait au plus juste : le bon sleeve est le plus petit dans lequel le fil passe encore, en forçant légèrement. Trop large, il glisse malgré le sertissage. Une pince à cuvettes reste indispensable, la pince universelle marque le métal et fragilise le nylon. On évite aussi de sertir jusqu'au bord du manchon, l'arête coupe le fil sous charge.
Avec un fil d'environ 1,3 à 1,4 mm, ce 1,5 mm couvre le bas de ligne polyvalent du lagon calédonien. C'est le calibre des montages à thazard sur le tombant, des lignes de traîne légère derrière le bateau et des bas de ligne de jigging dans les passes. Il tient dans une petite boîte avec la pince, ce qui permet de refaire une boucle en mer après une attaque qui a râpé le fluorocarbone.