Le Power Red de Seac fait partie de ces sandows qu'on retrouve sur les arbalètes des chasseurs qui tirent beaucoup. Le fabricant italien le produit en latex naturel, un latex travaillé en couches avec un revêtement extérieur qui encaisse les UV et le sel, deux ennemis qui craquellent une gomme bas de gamme en une saison. Le trou intérieur de 3 mm accepte les wishbones classiques, dyneema comme obus. Ce qui distingue cette gamme, c'est sa progression : la traction monte régulièrement au lieu de partir d'un coup, ce qui se traduit par une flèche mieux poussée sur toute la course et un fusil qui recule moins dans la main.
Ici, le sandow est vendu au centimètre. Vous commandez la longueur exacte dont vous avez besoin, ni plus ni moins, et vous montez vos brins vous-même avec le coefficient d'armement qui vous convient. Seac annonce des performances conservées au-delà de 500 % d'allongement, quand beaucoup de gommes commencent à fatiguer autour de 300 %. Pour la référence, le coefficient d'étirement recommandé par le fabricant sur cette gamme tourne autour de 3,4. La gamme existe en 14,5, 16 et 17,5 mm ; c'est le gros diamètre qui est proposé ici.
Le 17,5 mm, c'est le calibre du gros poisson. Sur un 100 ou un 110 en mono-sandow, ou en paire sur une arbalète plus courte, il envoie une flèche de 7 à 7,5 mm avec assez d'énergie pour traverser une carangue GT sur le tombant ou tenir un thazard en pleine eau. En Nouvelle-Calédonie, c'est le montage qu'on veut en passe, à Boulari comme à Dumbéa, là où le courant passe et où le poisson ne se laisse pas approcher. Sur le platier à bec de cane, ce diamètre est souvent trop puissant et fatigue le bras à l'armement : gardez-le pour les sorties tombant et pélagique. Comptez sur un brin plus court que le 16 mm à traction égale, et armez toujours avec la ceinture ou la poitrine, jamais à la seule force du poignet.