Un sandow, c'est le moteur de l'arbalète. Celui-ci se vend au centimètre : vous prenez exactement la longueur qu'il faut pour votre fût, sans payer un mètre entier quand il s'agit simplement de refaire une paire. L'Orange Bull en 16 mm à petit trou est la version musclée de la gamme C4. Là où le trou standard de 3,2 mm laisse du vide au centre, le trou de 1,6 mm remplit la section de latex et met plus de matière au travail à chaque armement, pour une poussée plus franche sur la flèche à diamètre extérieur égal.
Le latex sort de chez Primeline Industries, aux États-Unis, qui le fabrique depuis 1982 et le fournit en orange fluo exclusivement à C4. Le procédé compte autant que la formule : la gomme est déposée par trempages successifs, couche après couche, 172 fois pour ce 16 mm à petit trou contre 125 fois pour le 16 mm à trou standard. Les chaînes de polymère restent continues, d'où l'élasticité et la tenue à la coupe. Le latex est quasiment débarrassé de ses protéines libres et ne contient pas de phtalates, ce qui explique son vieillissement lent. Détail que les chasseurs repèrent vite : maintenu armé, il ne perd que 2 % de sa puissance par heure, contre environ 9 % pour les élastiques classiques du même fabricant.
En Calédonie, ce diamètre s'adresse aux arbalètes longues et aux fusils sortis pour le gros. C'est le sandow de l'agachon au tombant et dans les passes, quand on attend la carangue GT ou le thon à dents de chien et qu'il faut une flèche qui traverse. Monté en double sur un 100 ou un 110, il donne de quoi décrocher une grosse loche postée sous la patate. Sur le platier, pour le picot ou la petite loche à courte distance, c'est beaucoup de puissance et beaucoup d'effort à l'armement au quotidien : le 14 mm reste plus sage. Coupez la paire à longueur identique et gardez un allongement raisonnable, les données constructeur étant établies sur une référence de 350 %.