Rapala fabrique du gant de manipulation depuis longtemps, et le Salt Angler's Glove reste la version la plus simple à vivre. Une coque textile coton/polyester, un enduit latex sur la paume et les doigts, rien de plus. C'est ce latex qui fait le travail au moment où on attrape un poisson vivant sur le pont : la main ne dérape pas sur un flanc couvert de mucus, et elle reste à l'abri des opercules, des rayons dorsaux et des dents.
Détail qui compte, le gant flotte. Ça paraît anecdotique jusqu'au jour où il vous échappe pendant que vous décrochez un poisson par-dessus le liston. Il passe en machine et sèche à l'air libre, ce qui est appréciable quand on rentre avec du sang, du sel et des écailles dessus. Une réserve, elle vient du fabricant lui-même : ce n'est pas un gant de filetage, il n'arrête pas une lame.
La taille XLarge est celle des grandes mains, et c'est aussi celle qu'on prend quand on veut enfiler et retirer le gant vite, entre deux touches. En Nouvelle-Calédonie elle trouve sa place au bec avant sur une chasse à la carangue GT, quand il faut tenir le poisson par la queue le temps de récupérer le popper et de le relâcher propre. Sur le platier, elle sert aussi à maîtriser une loche ou un thazard pendant qu'on dégage l'hameçon, sans se planter un rayon dans la paume. Prenez la XL si vous portez habituellement du 10 ou plus en gant de travail.