Le « Teibō no nomase sabiki » d'Owner (réf. S-3459, n° 33459) part d'une idée simple, pratiquée depuis toujours sur les quais japonais. On descend le train de leurres dans un banc de sardines ou de petits chinchards, un poisson se pique, et au lieu de le remonter tout de suite on le laisse frétiller au bout. Ce petit vif qui se débat attire les prédateurs qui tournent sous le banc. Pas besoin d'acheter d'appât vivant, il se prend sur place.
Le montage mesure 90 cm et porte quatre hameçons de forme Aigo, choisis pour bien piquer sans plier quand un plus gros poisson prend le relais. Les avançons font 8 cm, plus longs que sur une sabiki classique : le vif garde de la liberté et nage plus naturellement. Les leurres alternent gaines roses et peau de poisson. On le monte avec une cage d'amorce en bas et, au besoin, un flotteur en haut, tous deux vendus séparément.
Deux tailles en rayon. La S, avec ses avançons en 3 go et son corps de ligne en 4 go, reste discrète : c'est celle qu'on choisit quand les sardines tournent méfiantes le long des quais de Nouméa ou au bord du platier, en eau claire, avec en ligne de mire une petite carangue ou une loche des enrochements. La L monte à 6 go partout. Elle encaisse mieux un départ musclé et le frottement contre la roche ou le corail, ce qui la rend plus sûre au bord d'une passe ou depuis un ponton profond, quand un bec de cane ou une belle carangue peut sauter sur le vif.