Le Spearit est le couteau d'entrée de gamme d'Ocean Hunter, la marque australienne bien connue des chasseurs sous-marins du Pacifique. Rien de tape-à-l'oeil ici : une lame en acier inoxydable 420, un profil stiletto effilé, un manche qui tient bien en main même avec des gants fins. C'est l'outil qu'on accroche au mollet le matin sans y penser et qu'on retrouve toujours au même endroit quand on en a besoin.
La pointe stiletto est faite pour une chose précise : l'ikejime, ce geste net qui achève le poisson dès qu'il est fléché. On gagne du temps, le poisson souffre moins et la chair reste ferme. La lame coupe aussi le fil, le nylon, une ligne de casier prise dans le patin. Le couteau arrive avec son étui rigide, un clip de blocage qui se libère d'une pression du pouce, et deux sangles élastiques pour le mollet ou l'avant-bras. L'acier 420 réclame le rituel habituel sous nos latitudes : rinçage à l'eau douce en rentrant, un voile de spray silicone de temps en temps, et il durera des saisons.
Cette version se vend à l'unité, prélevée dans le présentoir de douze du fabricant : de quoi équiper un binôme ou remplacer sans se ruiner celui qu'on a laissé filer au fond de la passe. Avec ses 10 cm de lame et 23 cm hors tout dans l'étui, c'est un format compact qui ne s'accroche pas dans les gorgones quand on descend le long d'un tombant de Boulari. Sur le platier, en apnée courte à la recherche de la loche ou du bec de cane, il fait exactement le travail attendu. Et pour ramasser des bénitiers ou décoller un coquillage sur le récif, la lame courte passe mieux qu'un grand poignard.