Un masque et un tuba assortis, montés pour la chasse sous-marine et l'apnée. Le masque Phantom est un deux-hublots à faible volume interne, donc moins d'air à compenser en descendant et moins de traînée quand on file vers le fond. Les verres sont en verre trempé et restent près des yeux, ce qui ouvre le champ de vision au lieu de le refermer. La jupe est moulée en silicone liquide, assez souple pour épouser le visage sans laisser de marque après deux heures d'eau. Les boucles profilées se règlent d'une main, sangle en place.
Ce qui distingue vraiment cette version, c'est la finition. Le camouflage moucheté noir est satiné et non brillant : la jupe et le tube du tuba ne renvoient plus d'éclats de soleil quand vous restez posé sur le fond. Un poisson qui tourne au-dessus de vous voit une masse sombre, pas un reflet qui bouge. Le tuba Phantom garde le profil en J à large section, 20 mm de diamètre intérieur, embout en silicone souple. Il est cintré pour se plaquer contre la tête et limiter les vibrations. Sa matière reste flexible et cède si le tube accroche un fil de flèche ou le bord d'une patate.
Sur le platier comme sur les tombants des passes calédoniennes, cet ensemble couvre l'essentiel du programme. À l'agachon sur du sable et du corail mort pour attendre le bec de cane, le long d'un tombant pour la loche ou le perroquet, ou en simple apnée d'exploration au-dessus du récif barrière. Les chasseurs qui écument les patates du lagon sud apprécieront le faible volume du masque quand il faut enchaîner les descentes à dix ou quinze mètres. Et on le répète parce que ça sauve des vies : le tuba se retire de la bouche avant chaque descente, Ocean Hunter le rappelle sur sa notice.