Bande de caoutchouc pleine, boucle inox, largage d'une main : la Marseille HS d'Ocean Hunter reste fidèle au schéma de la ceinture marseillaise, celui que les chasseurs utilisent depuis des décennies. Rien de textile qui se gorge d'eau ou se détend, juste un élastique large qui suit la flexion du buste au canard et remet les plombs en place tout seul.
L'intérêt du caoutchouc se joue en profondeur. La combinaison comprimée fait perdre du tour de taille, une ceinture rigide se met à tourner et les plombs migrent ; ici la matière reprend le mou d'elle-même. Comptez 50 mm de largeur de bande, une surface nervurée qui mord le néoprène, et une boucle marseillaise inox dont l'ergot déporté ouvre quand on le décide, pas quand la ceinture racle le corail.
Le rouge joue sur une particularité physique bien connue des plongeurs : passé une dizaine de mètres, il vire au brun puis au gris et devient discret pour le poisson, alors qu'il saute aux yeux en surface, côté bateau. Bon compromis pour la chasse au bec de cane et à la loche sur les patates du lagon, où l'on enchaîne les descentes courtes et les retours à la bouée. Il a aussi l'avantage de se retrouver au premier coup d'oeil dans un tas de matériel mouillé.