La Chameleon Descent, c'est la combinaison de chasse sous-marine refendue d'Ocean Hunter, la marque australienne qui équipe une bonne partie des chasseurs du Pacifique. Le néoprène extérieur est très stretch et l'intérieur est en open cell : la mousse nue colle à la peau, l'eau ne circule plus dans le vêtement et on garde sa chaleur sur une longue session. Contrepartie connue de tous les chasseurs, elle s'enfile mouillée avec de l'eau savonneuse ou un gel adapté, jamais à sec, sinon on arrache la cellule.
On retrouve le montage deux pièces qui a fait ses preuves en chasse. La veste à capuche ferme par une bavette (beavertail) qui passe entre les jambes, le long john remonte haut sur le torse et peut se porter en pantalon taille haute. Coutures collées et piquées en aveugle, panneaux Supratex sur coudes et genoux, plastron de chargement en néoprène haute densité avec talon antidérapant pour caler la crosse. Il y a une poche couteau, une poche lampe ou teaser, et des logos réfléchissants sur la capuche et la jambe pour être repéré depuis le bateau. Le camo brun se fond bien dans les patates et le corail mort du lagon.
Chez nous elle existe en 3,5 mm et en 5 mm, chacune en L et en XL. La 3,5 mm, c'est la combinaison de la saison chaude : affût sur le platier, dérive au-dessus des patates pour la loche et le bec de cane, sorties de trois ou quatre heures sans surchauffer entre deux apnées. La 5 mm prend le relais quand l'eau fraîchit en hiver austral, ou pour les longues dérives en passe et sur le tombant extérieur, là où l'on reste immobile à l'agachon en attendant le thazard ou la carangue. Pour la taille, fiez-vous au guide du fabricant ci-dessous : en refendu on la porte ajustée, une veste trop large laisse rentrer l'eau.