Ce montage vivaneau est préparé au magasin, prêt à nouer au bout de la ligne. Trois hameçons en potence sur du nylon, un émerillon pour éviter que tout vrille à la descente, et une touche de calamar pour attirer l'œil des poissons de fond.
L'intérêt d'un bas de ligne tout fait, c'est de gagner du temps sur l'eau : quand on est calé au-dessus d'une tombée et que le courant pousse, on n'a pas envie de refaire un nœud à la main tremblante. On en garde deux ou trois d'avance dans la boîte, parce que le fond accroche.
Il est pensé pour la pêche des vivaneaux à la dérive ou au mouillage, sur les tombants extérieurs et les fonds coralliens où se tiennent aussi loches et becs de cane. On l'appâte au calamar ou au poisson frais, on plombe selon la profondeur et le courant, et on le laisse travailler près du fond. Les trois hameçons permettent parfois de remonter plusieurs prises d'un coup.