Le Panama de Sommap fait partie de ces masques ovales à l'ancienne qu'on voit encore accrochés dans les cabanons du bord de mer. Un seul verre trempé de sécurité, un cerclage en acier inoxydable vissé (donc démontable si le verre casse un jour), une jupe en caoutchouc naturel qui vient plaquer franchement sur le visage. Sommap le fabrique en France, à Aubagne, et cette construction simple explique sa longévité : pas d'électronique, pas de plastique fragile, du caoutchouc et de l'inox.
Deux détails font la différence à l'usage. Le compensateur nasal permet de pincer le nez à travers la jupe pour équilibrer les oreilles pendant la descente, geste indispensable dès qu'on passe sous les trois ou quatre mètres. Et la soupape de purge en caoutchouc, placée sous le verre, évacue l'eau entrée dans le masque d'un simple souffle par le nez, sans avoir à lever la tête ni à décoller la jupe. Pratique quand on remonte les mains pleines.
C'est la version adulte, à soupape: jupe dimensionnée pour un visage d'adulte et purge intégrée. En Nouvelle-Calédonie, il trouve sa place sur le platier et le long des tombants, en apnée comme en chasse sous-marine légère, là où l'on enchaîne les descentes et où un masque qui se vide tout seul évite de perdre du temps en surface. Le verre unique offre un champ de vision large pour repérer une loche sous une patate de corail ou suivre un banc de bec de cane. La jupe caoutchouc opaque coupe la lumière latérale, un vrai confort sur le lagon en plein midi.