Le Elba fait partie de ces masques qu'on garde des années dans le sac sans jamais vraiment y penser. Seac, fabricant italien, l'a construit simplement et solidement : un cerclage en polycarbonate, deux verres en verre trempé et une jupe faciale en silicone hypoallergénique dont l'épaisseur varie selon les zones du visage. C'est ce détail qui fait la différence à l'usage : la jupe se plaque sans forcer sur les pommettes et le front, elle limite les infiltrations quand on tourne la tête dans le courant, et elle ne marque pas la peau après deux heures dans l'eau.
La sangle en silicone se règle au millimètre grâce aux boucles à boutons, sans retirer le masque ni se battre avec un système compliqué. Le volume interne reste contenu, ce qui aide à compenser à la descente et laisse un champ de vision large pour un deux verres. Masque polyvalent, donc : il tient aussi bien la palanquée bouteille que la sortie palmes-masque-tuba du dimanche matin, et il supporte sans broncher le sable, le sel et les allers-retours dans le coffre du 4x4.
Cette version-là est la déclinaison silicone noir, et ce n'est pas qu'une affaire de goût. Le silicone opaque coupe les reflets parasites qui arrivent par les côtés : l'œil reste sur la zone que l'on regarde vraiment, ce que cherchent les chasseurs sous-marins et les apnéistes. Sur un tombant de passe ou en agachon au bord du platier, quand une loche sort de sa patate ou qu'un beau bec de cane passe à la limite de la visi, ce tunnel visuel aide à rester concentré. Le noir est aussi plus discret que le transparent, un argument que les habitués de la chasse au thazard connaissent bien. En snorkeling familial sur les jardins de corail il fonctionne très bien également, avec une vision simplement un peu plus recentrée.