Une trace, c'est le bout de fil métallique que l'on intercale entre le corps de ligne et le leurre ou l'hameçon, là où le fluorocarbone ne fait pas le poids. Dès qu'un poisson à dents s'invite, la coupe est nette et le montage part avec lui. Cette référence Maruto est donnée pour 150 lb, soit environ 68 kg de résistance : c'est la plus costaud des trois traces Maruto que l'on garde en rayon.
Le rayon suit une logique simple. La 12 en 60 lb sert aux petits montages et aux poissons à dents de taille modeste. La 18 en 80 lb couvre le gros du travail quotidien. La 18 en 150 lb, celle-ci, se réserve aux prises qui peuvent tout casser et aux montages que l'on ne veut pas voir revenir sectionnés. On perd forcément en discrétion ce que l'on gagne en sécurité, c'est la règle du jeu avec le métal. À vous de doser selon l'eau du jour et la nervosité du poisson.
En Nouvelle-Calédonie, le cas d'école reste le thazard, capable de sectionner un bas de ligne nylon en une passe. Même chose pour la bécune qui traîne sur le platier et pour les requins de récif qui viennent goûter au poisson accroché. On monte donc une trace courte devant un leurre de traîne, devant un vif destiné au thazard ou en tête d'un montage de fond travaillé dans la passe. Une poignée de sachets dans la caisse à pêche évite de rentrer au quai parce qu'on a laissé trois leurres au fond.