Une manille, on n'y pense jamais tant qu'elle tient. Celle-ci vient de chez BLA, le grossiste australien d'accastillage, et elle est coulée en inox 316, la nuance marine chargée en molybdène qui encaisse l'eau salée bien mieux qu'un inox 304 ou qu'une pièce galvanisée. Au mouillage à Nouméa ou sur une remorque rincée à la va-vite après la sortie, ça fait la différence : pas de coulure de rouille sur le gelcoat.
C'est le modèle droit, en forme de D, avec un axe vissé dont la tête est percée. Ce petit trou n'est pas décoratif : on y passe un fil inox ou un collier pour freiner l'axe, parce que les vibrations du moteur et le clapot finissent toujours par le dévisser. Une fois montée à demeure, freinez-la, et vérifiez-la de temps en temps comme le reste du gréement.
Deux tailles en rayon. La 5 mm, donnée pour 1 000 kg à la rupture, sert au petit accastillage : poulie de palan, mousqueton de drisse, sangle de bidon sur une filière, point d'accroche pour la bourriche ou le bout de la bouée de chasse sous-marine quand on travaille une passe. La 6 mm passe à 1 700 kg : on la met sur une ligne de traîne fixée au tableau arrière, un orin de bouée, ou entre l'ancre et la chaîne d'une petite coque qui pêche la loche sur le platier. Pour le mouillage d'un vrai bateau, prenez plus gros.