L'ogive, c'est la petite pièce conique que l'on enfonce dans l'extrémité du sandow avant de le ligaturer. Elle sert d'assise au câble ou à la dyneema de l'obus : sans elle, le fil finit par cisailler le latex et le sandow lâche au pire moment, souvent en pleine mise en tension. Imersion, fabricant français basé à Thiers, propose cette ogive plastique en pièce détachée sous la référence 34BC, vendue par paire, pour que le chasseur refasse ses sandows lui-même plutôt que d'attendre un remplacement complet.
Le plastique a un vrai avantage ici : il ne marque pas le latex, il ne rouille pas et il glisse dans le tube sans l'entailler. Un peu de savon liquide ou de shampoing sur l'ogive et elle entre toute seule dans le sandow. On passe ensuite la ligature (fil ciré ou dyneema) dans la gorge, on serre au nœud constricteur, et le montage tient la pression sans jouer. Un montage propre se refait en quelques minutes sur un coin de table, la veille d'une sortie.
Le kit contient deux ogives, soit de quoi équiper un sandow circulaire complet, une ogive par extrémité venant recevoir l'obus. C'est exactement ce qu'il faut avoir dans la caisse de pêche en Nouvelle-Calédonie, où le latex vieillit vite entre le soleil, le sel et l'eau à 26 degrés. Un sandow qui a passé la saison à traquer la loche sur le platier ou le bec de cane sur le tombant mérite un remontage avant d'aller chercher la carangue GT dans une passe : c'est la pièce à quelques francs qui évite de rater le poisson d'une journée.