L'écailleur inox de Jarvis Walker, c'est l'outil simple qu'on garde dans la glacière et qu'on oublie jusqu'au moment de nettoyer la pêche. Une lame en acier inoxydable crantée, un manche en plastique qui ne glisse pas dans les mains mouillées, et c'est tout ce qu'il faut.
La lame porte deux tailles de dents. Les petites passent sur les poissons à écailles fines, les grosses attaquent les écailles épaisses sans arracher la chair. L'inox tient le coup face aux embruns, à condition de le rincer à l'eau douce en rentrant.
Chez nous, il sert surtout au retour de sortie : vivaneaux, bossus, becs de cane ou loches sortis des patates du lagon, qu'on écaille sur le ponton ou au fond du jardin avant de les passer au barbecue. Il fait aussi le travail sur un petit thazard ou une carangue pour une cuisson entière en papillote. Léger, il se range dans n'importe quelle boîte ou poche de sac.