L'obus, que beaucoup appellent encore ogive, est cette petite pièce qui termine le sandow de votre arbalète. C'est elle qui vient s'accrocher dans le cran de la flèche quand vous armez, et c'est donc elle qui encaisse toute la tension du caoutchouc au moment du tir. Autant dire qu'un obus fatigué, fendu ou usé sur son épaulement, ça se paie tôt ou tard par un ratage sur le beau poisson de la sortie.
Ce jeu d'obus signé Imersion reprend le montage classique : l'ogive plastique se visse simplement sur le sandow de l'arbalète, sans outil, sans ligature à refaire. C'est la solution que les chasseurs connaissent depuis toujours, celle qu'on garde dans la boîte à bricoles du bateau parce qu'elle dépanne vite et qu'elle ne coûte pas cher. Le plastique, lui, ne rouille pas et se moque du sel.
En version standard, cet obus est le plus simple et le plus direct : pas de ressort, pas d'articulation, juste l'essentiel pour remettre en état un sandow avant la sortie du week-end. Sur le platier de Nouméa ou en dérive le long d'un tombant à Boulari, quand vous partez chercher la loche saumonée, le bec de cane ou le picot, c'est ce genre de pièce d'usure qu'il vaut mieux avoir en double dans le sac. Le combo humidité, UV et sel calédonien fatigue vite les plastiques : contrôlez vos obus avant chaque saison et changez-les au moindre départ de fissure.