Ragot fabrique le Hareng depuis des années et ce jig est resté au catalogue pour une bonne raison : il prend du poisson. Le corps est large et aplati, avec un galbe léger qui fait vaciller le leurre pendant toute la descente. Les flancs sont striés et recouverts d'un film holographique, les yeux sont des yeux 3D rapportés. Rien de sophistiqué, mais un ensemble qui renvoie de la lumière dans tous les sens dès que le soleil passe.
Le galbe se retouche à la main, ce qui reste rare sur un jig métallique. Plus la face active est courbée, plus la nage papillonne et ralentit ; en redressant le leurre, on gagne en vitesse de descente et de remontée. La teinte Hot Pink, rose vif, sert quand l'eau se trouble ou quand la lumière manque : elle garde un contraste fort là où une sardine bleue devient invisible.
Avec ses 50 g, c'est la version légère de la gamme, celle qui se lance à la canne spinning depuis le bateau ou depuis les cailloux. Elle travaille bien entre dix et trente-cinq mètres, sur le platier, autour des patates et sur le haut des tombants, là où un jig lourd tomberait trop vite et accrocherait le corail. C'est un bon choix pour la saumonée, le bec de cane, la carangue bleue et les bonites qui font surface au petit matin dans le lagon. Le triple n°1 monté d'origine convient aux poissons moyens ; sur des carangues, mieux vaut passer sur un assist hook renforcé.