Ragot fabrique le Hareng en Bretagne depuis des années et c'est resté l'une des cuillers de jig les plus vues sur les ponts, chez les pros comme chez les amateurs. Le corps est large, plat et légèrement galbé : à la descente il papillonne au lieu de tomber comme une pierre, et c'est exactement ce mouvement de poisson blessé qui déclenche l'attaque. Les flancs sont striés et très réfléchissants, ce qui renvoie la lumière même quand l'eau se charge après une pluie ou que l'on travaille sous vingt mètres.
Le détail qui fait la différence sur cette gamme, ce sont les yeux 3D et la finition du coloris, tenue par un vernis épais qui encaisse les dents. Chaque poids reçoit un triple dimensionné pour l'usage, monté sur anneau brisé. La gamme se décline du petit modèle de bordure jusqu'aux grosses masses de verticale profonde, et le coloris Blue Mackerel reprend le dos zébré bleu-vert du maquereau, une livrée qui parle à tous les prédateurs habitués aux bancs de petits pélagiques.
Le 100 g, c'est le poids passe-partout du lagon calédonien et des tombants. Il descend droit dans 25 à 50 m malgré un peu de courant de marée, sans que l'on ait besoin de sortir la grosse artillerie, et il reste assez léger pour être animé à la canne toute une matinée. En verticale sur un tombant de passe il travaille le bec de cane et la loche ; ramené vite en pleine eau il prend le thazard et les carangues qui montent sur les bancs de sardines. Un montage simple en fluoro 60 à 80 centièmes suffit, avec un frein serré car ça part sec.