Le gant coton blanc 60 gr de MARINMAX sort du catalogue de vêtements de travail de Haesung Enterprise, le fabricant coréen qui équipe les palangriers thoniers depuis 1994. Rien de sophistiqué ici : un tricot de coton blanc, souple et respirant, pensé pour être enfilé le matin au départ du quai et jeté quand il a fait son temps. C'est le consommable de base du pont, celui qu'on achète par sacs et qu'on ne compte pas.
Le coton garde des qualités que les gants techniques n'ont pas. Il absorbe la sueur au lieu de la retenir, il ne colle pas aux mains sous le soleil de midi, et il laisse assez de sensibilité pour serrer un nœud ou sentir la tension d'un bas de ligne. Le grammage de 60 gr correspond à un tricot de densité moyenne : plus épais qu'un gant d'inspection fin, moins raide qu'un gant de manutention lourd. Le blanc, lui, signale tout de suite un gant gras ou souillé.
Sur un bateau calédonien, ce gant protège surtout la paume du monofilament et des écailles. Remonter une ligne de fond sur le tombant de Ouano, saisir un bec de cane ou une loche à la main, vider une glacière de thons au retour de passe : autant de gestes où une simple épaisseur de coton évite la coupure de fil et les piqûres d'épines dorsales. Il rend aussi service pour manipuler casiers, bouées et cordages, ou pour tenir un poisson glissant sans l'abîmer. En revanche il n'est pas fait pour la chasse sous-marine ni pour un contact prolongé avec l'eau : mouillé, un tricot coton se détend et perd sa tenue.