La tahitienne ronde 17-4PH de Seac fait partie de ces pièces qu'on rachète sans réfléchir après une saison de chasse. Fût rond, pointe usinée, une seule ailette montée en position supérieure : le standard des arbalètes à sandows, aussi simple à remplacer qu'à entretenir. L'ailette se rabat dans l'axe pendant le vol puis s'ouvre au passage du poisson, ce qui évite les décrochages sur les longues remontées.
Ce qui fait la différence ici, c'est la nuance d'acier. Le 17-4PH est un inox à durcissement par précipitation : le traitement thermique lui donne une dureté de l'ordre de 44 HRC et une résistance mécanique proche de 1300 MPa, tout en gardant une bonne tenue à la corrosion en eau salée. Concrètement, la flèche reste droite tir après tir et supporte les sandows puissants. Les encoches fraisées permettent d'armer un ou plusieurs élastiques selon la distance de tir recherchée.
En 145 cm, les cinq centimètres supplémentaires changent l'équilibre à l'armement : sur un fusil de 100 à 110, la flèche déborde davantage, conserve un peu plus d'inertie et pardonne mieux les tirs longs, ceux qu'on tente sur un banc de carangues GT qui refuse de rentrer. Le 6,5 mm reste le compromis des chasses au gros du lagon calédonien, thon, thazard ou grosse loche de tombant, là où une flèche plus fine part en vibration.