La Kayen est une dague de chasse sous-marine signée H.Dessault, la maison fondée par un champion du monde d'apnée et distribuée sous la bannière Axcess. Rien d'esbroufe ici : une lame courte en acier inoxydable, un manche caoutchouté qui ne tourne pas dans la main mouillée, un étui rigide et deux sangles. C'est le couteau que l'on oublie sur le mollet pendant toute la sortie et que l'on retrouve exactement là où on l'a laissé quand il faut agir vite.
La lame reçoit un traitement téflon noir. Deux avantages sous l'eau : elle ne renvoie aucun éclat qui ferait décrocher un poisson méfiant, et le revêtement freine la corrosion entre deux rinçages. Un côté est affûté franc pour trancher, l'autre est denté pour scier un bout, un fil de nylon ou une nageoire coriace. L'étui à clip se monte sur la cheville ou sur le bras selon le montage des sangles, et la rétention élastique tient la dague en place même quand ça bouge dans le ressac.
Avec ses 11 cm de lame et ses 3 mm d'épaisseur, la Kayen reste dans la catégorie compacte, celle qui ne gêne pas au palmage et ne s'accroche pas dans les patates de corail. C'est un format parfaitement adapté au lagon calédonien : achever proprement un bec de cane ou une loche sortie du trou, dégager une flèche coincée sous une tête de corail, couper une ligne de traîne prise dans le récif du côté de l'îlot Larégnère. Sur un tombant ou dans une passe, quand on chasse plus gros, la même lame sert surtout de sécurité contre un emmêlement de fil de pêche fantôme, et c'est déjà une bonne raison de ne jamais partir sans.