Un couteau à fileter, on le juge au retour de sortie, quand la glacière est pleine et que tout le monde attend sur le ponton. Celui de Shimano fait le travail sans chichi. Sa lame en inox reçoit un revêtement Teflon noir qui freine la rouille, et ici ça compte : le sel attaque tout ce qui reste une nuit dans le coffre du bateau.
Le manche en caoutchouc moulé est texturé façon écailles. Avec des mains pleines de mucus, il ne tourne pas dans la paume. Pas de rivets ni de jointure où le sang s'incruste, un coup de jet d'eau douce suffit. Le fourreau ajouré laisse la lame sécher après rinçage et protège le fil dans le sac. Une boucle au talon permet de l'accrocher près de la table de découpe.
Deux longueurs en rayon. La 7 pouces (178 mm) reste maniable et souple : elle suit bien l'arête d'un bec de cane, d'un vivaneau, d'une loche ou d'un mulet ramené du platier, des poissons de un à trois kilos. La 9 pouces (229 mm) prend le relais sur les gros sujets de la traîne au large, thazard, mahi-mahi, petit thon ou carangue. Sa longueur permet de lever un filet d'un seul passage le long de la colonne, sans scier. Si vous pêchez surtout le lagon, la 7 suffit. Pour le large, prenez la 9.