Le Ronin, C4 l'a dessiné pour la chasse sous-marine. Pas un couteau de plongée à tout faire : une lame courte en inox 420B, partiellement recouverte d'un PVD noir qui freine la corrosion, avec d'un côté un fil tranchant et de l'autre une dentelure taillée pour venir à bout d'un monofil ou d'un fil de flèche emmêlé.
Le manche en technopolymère est surmoulé sur la lame, d'un seul bloc, et sa base cache un sifflet bien puissant. Sur le caillou, quand le courant de la passe vous a déporté loin du bateau, c'est ce qui permet de se faire repérer sans gesticuler. Le fourreau rigide porte deux doubles lumières pour passer la ceinture de lest, et le couteau s'y verrouille puis se dégage d'une main. Pas de sangle de mollet fournie : il se porte à la ceinture ou sur le harnais.
Deux coloris de manche au choix. Le rouge saute aux yeux dans le sable gris ou sur un platier sombre si le couteau vous échappe. Le blanc, lui, reste visible dans l'eau un peu chargée du lagon après un coup de vent et tranche bien sur une combinaison camouflage. Les deux gardent la même lame et le même fourreau noirs. Avec ses 144 mm hors tout, il ne gêne pas les plombs et sert à achever proprement une loche, un bec de cane ou un perroquet, ou à se libérer d'une ligne de traîne perdue sur un tombant. Un rinçage à l'eau douce après chaque sortie, l'inox 420B l'apprécie.