La pince Compact de Black Magic est une pince à anneaux brisés qui tient dans une poche de gilet. Le fabricant néo-zélandais l'a pensée pour une seule chose, bien faite : ouvrir un anneau brisé proprement, sans le voiler, et couper le fil dans la foulée. Les mâchoires sont en inox, avec un ergot fin qui vient se glisser dans l'anneau, et les poignées sont en aluminium anodisé, d'où ce poids plume comparé aux grosses pinces de pont.
Sur l'extérieur de la tête, deux coupants en acier au tungstène tranchent la tresse, le nylon et le fluorocarbone jusqu'à 0,80 mm de diamètre. C'est net, sans mâchonner, ce qui compte quand on raccourcit un tag end de nœud FG à ras. La pince arrive avec une pochette ceinture et un lanyard, à attacher avant d'embarquer : une pince lâchée par-dessus bord ne remonte jamais. À noter tout de même, ce n'est pas un outil de dégorgeage lourd et elle ne coupe pas le fil d'acier.
La version Gun, finition gunmetal anodisée, est la déclinaison sombre de la gamme, plus discrète et moins salissante à l'usage que le bleu. Elle trouve sa place dans le sac du pêcheur qui monte et démonte ses leurres toute la journée : changer un assist hook de jig sur le tombant de la passe de Dumbéa, remplacer un triple attaqué par une carangue GT sur un popper, ou passer d'un coloris de stickbait à un autre entre deux dérives sur le récif. Pour les gros anneaux de leurres à thon ou pour dégorger un thazard bien planté, prenez plutôt la version Heavy Duty de la même marque, celle-ci travaille sur les montages fins à moyens.