Sur le Caillou, le soleil ne prévient pas. Ce chapeau de paille Shimano existe pour une raison simple, garder la tête, la nuque et les oreilles à l'ombre pendant les heures où l'on ne peut pas s'abriter. Le bord est large, il couvre bien au-delà du visage, et la paille tressée laisse circuler l'air au lieu d'emmagasiner la chaleur comme une casquette. C'est le couvre-chef qu'on laisse à demeure dans le bateau, sous le taud, et qu'on attrape sans y penser en partant.
La coiffe est en paille naturelle tressée serrée, montée sur un large bord bordé de noir et imprimé de silhouettes de poissons. Le badge Shimano noir est posé à l'avant. Le détail vraiment utile, c'est le cordon de serrage qui passe sous le menton, celui qui garde le chapeau en place quand on met les gaz ou quand l'alizé forcit l'après-midi. Taille unique adulte, rien à mesurer avant d'acheter. Il pèse une centaine de grammes, on l'oublie sur la tête au bout de dix minutes.
C'est le chapeau des journées longues et exposées. La dérive sur le platier, la palangrotte au bec de cane posée le long d'un tombant, l'attente pendant que le vif travaille, la pêche à pied sur le récif à marée basse. En chasse sous-marine, il sert entre deux mises à l'eau, quand on remonte sur le pont et que le sel sèche sur les épaules. Un conseil de vendeur pour finir, la paille n'aime pas être écrasée au fond d'un sac. Shimano édite une version pliable pour ceux qui voyagent, ce n'est pas la même référence, celui-ci se range à plat ou se pose sur une tête.