La ceinture marseillaise, c'est celle qu'on voit à la taille de presque tous les chasseurs sous-marins du Caillou. Ocean Hunter, marque australienne de chasse sous-marine, la propose en caoutchouc très élastique d'un seul tenant, sans sangle en toile. La boucle inox à rouleau est fixée à la bande par trois rivets, et le surplus de caoutchouc s'enroule et se coince derrière les plombs.
Pourquoi l'élastique ? Parce qu'en descendant, la combinaison en néoprène s'écrase sous la pression. Une ceinture rigide prend alors du jeu, tourne et laisse glisser les plombs vers l'avant. Le caoutchouc tendu au départ rattrape ce mou et garde le lest calé sur les hanches pendant toute la plongée. Portée basse, sur le bassin plutôt qu'à la taille, elle laisse le ventre libre pendant la ventilation en surface. La boucle s'ouvre d'un geste franc quand on le décide, mais ne lâche pas si elle frotte un rocher ou le bord du bateau en remontant à bord.
Deux coloris en stock. La bleue passe inaperçue sur une combinaison sombre ou camouflée, discrète pour l'agachon dans les herbiers ou l'approche des becs de cane sur le platier. La blanche se voit de loin : en dérive dans une passe ou sur un tombant de la barrière, le binôme resté en surface repère tout de suite son partenaire, et on la retrouve facilement si on la pose sur le pont. Le blanc marque un peu le sable et le sang de poisson, un rinçage à l'eau douce suffit après la sortie. Pour l'une comme l'autre, on règle la longueur sur sa combinaison avant d'enfiler les plombs.