Le Catana FE 1000 est le plus petit de la famille et il assume parfaitement son rôle. On parle de 230 g au poignet, d'un frein avant de 3 kg et d'un ratio de 5,0 qui ramène 66 cm de fil à chaque tour de manivelle. C'est le moulinet de la pêche fine, celui qu'on visse sur une canne de six ou sept pieds avec du vingt centièmes pour envoyer de petits leurres loin sans se fatiguer le bras. Sur cette génération, Shimano a allégé le corps, redessiné le rotor et revu le bouton de manivelle.
Sous le capot, la mécanique reste du Shimano d'entrée de gamme bien pensé. Trois roulements à billes en inox plus un roulement anti-retour, un corps G-Free qui ramène le centre de gravité vers le pied du moulinet, et une bobine aluminium au profil AR-C, celle qui laisse le fil quitter la bobine sans former de boucles. Le Varispeed II croise les spires pour une pose de fil régulière, le Propulsion Line Management System s'occupe du reste au lancer. Rien de spectaculaire sur le papier, mais des choix qui se sentent après trois heures de lancers.
En Nouvelle-Calédonie, il faut le prendre pour ce qu'il est : un moulinet de pêche légère, pas l'outil de la carangue GT ni du thon. Il excelle au bord, depuis les quais de Nouméa ou les digues, pour envoyer une turlutte sur les herbiers à la recherche des calmars, ou pour monter un premier ensemble à un gamin qui apprend le lancer sur le platier. En palangrotte fine au-dessus du sable, il fait très correctement le travail sur les poissons de bouche. Un conseil de comptoir pour finir : ici le sel et la chaleur ne pardonnent pas, alors on rince à l'eau douce en rentrant, frein desserré, et il tiendra plusieurs saisons.