Le buldo sphérique, c'est la bulle d'eau transparente qu'on enfile sur le corps de ligne pour envoyer loin un appât qui, tout seul, ne pèse presque rien : une crevette, un petit vif, une mouche ou un leurre souple léger. Le principe vient du flotteur Buldo inventé en France il y a plus de cinquante ans. On le remplit d'eau à la demande, aux trois quarts pour pêcher en surface, à ras bord pour descendre entre deux eaux.
Ce modèle cristal porte un œillet moulé à chaque extrémité. On le monte en coulissant sur la ligne mère, bloqué entre deux perles et un émerillon, ou en fixe. La coque transparente se fait oublier dans l'eau claire du lagon, et ça compte quand les poissons du platier ont déjà vu passer pas mal de montages. Placé à une quarantaine de centimètres de l'hameçon, il décolle aussi l'appât du fond dans les zones encombrées de corail.
Deux poids au choix. Le 15 g se lance avec une canne légère depuis la plage ou une pointe rocheuse : bas de ligne fluoro d'un mètre, petite crevette ou mouche, et on ramène doucement sur le platier à marée montante pour les bossus, les petits becs de cane et les carangues qui tournent autour des patates. Le 40 g, c'est pour quand il faut porter plus loin ou tenir face au vent d'alizé : surfcasting léger sur les plages de la côte Ouest, lancer d'un vif au-dessus d'une tombée ou d'un chenal, ou pêche au bord d'une passe quand le courant pousse.