Le nom Saltist traîne derrière lui une réputation solide chez les pêcheurs du large, et la génération 2020 du Saltist Hyper vient la confirmer. Daiwa a repris le blank de fond en comble en y intégrant le X45 Cobrashield, ce renfort croisé qui verrouille la torsion et que la marque réservait jusque-là à des séries comme Spartan. Résultat : une canne plus nerveuse, qui restitue mieux l'énergie au lancer et se remet en ligne sans vibrer après la propulsion d'un gros leurre.
La teinte bleue caractéristique de la gamme est toujours là, mais en version transparente : on voit le motif du Cobrashield sous le vernis. Le talon a été redessiné avec un avant-grip à spirale qui reste accrocheur les mains mouillées, détail qui compte quand on enchaîne les lancers sous les embruns. Côté accastillage, du Fuji : anneaux O ring traitement Corrosion Control, porte-moulinet et bouchon de talon signés Fuji. La coupe en deux brins utilise le V Joint, un raccord à fibres croisées qui évite le point mou classique des cannes démontables.
Le S792 est le modèle stickbait de la série : 7'9" pour 236 cm, PE 4 à 6, leurres de 60 à 120 g. C'est exactement la fenêtre de travail d'une carangue GT sur le platier ou d'un thazard qui monte sur un stickbait en bordure de passe. La longueur donne de la distance sans devenir ingérable à l'avant d'un bateau, et la réserve de puissance suffit à contrarier un beau saumon des dieux ou une loche qui cherche la patate de corail. En Nouvelle-Calédonie, montez-la sur un moulinet 14000 garni de tresse PE5 : c'est un ensemble qui encaisse une journée entière de lancer-ramener sur le grand récif.