La série 1935 de Maruto reprend le dessin O'Shaughnessy, celui que les pêcheurs du monde entier utilisent depuis un siècle sur les fonds durs. Courbure large, hampe droite, pointe alignée dans l'axe : rien de spectaculaire, mais un profil qui pique et qui tient. Maruto fabrique ses hameçons au Japon depuis 1892, et cela se sent au premier montage, la pointe accroche l'ongle sans forcer.
Le fil est forgé, c'est-à-dire écrasé sur les flancs de la courbure. Cette opération augmente la résistance à l'ouverture là où le poisson tire le plus fort. L'oeillet est un anneau fermé, plus sûr qu'un oeillet plat quand on monte du fluorocarbone épais ou un bas de ligne en acier. La finition bronzée protège correctement le temps d'une session et se travaille bien au noeud.
La taille 2 reste petite : c'est l'hameçon des appâts découpés et des petites bouchées. Un morceau de sardine, une crevette, un bernard-l'ermite du platier, et on va chercher les bossus, les petits becs de cane et les mulets sur les fonds de sable. Il passe aussi très bien en palangrotte dans deux ou trois brasses, là où un hameçon trop gros fait décrocher les touches. Sur du 25 ou 30 centièmes, c'est un montage de bord qui prend du poisson toute l'année.