Le suicide, appelé aussi beak ou octopus selon les marques, reste l'hameçon à tout faire de la pêche à l'appât. Jarvis Walker en propose ici une version noire, chimiquement affûtée, avec une hampe courte, une courbure ramassée et un œillet incliné vers l'intérieur. Cette géométrie fait tout le travail : le fer pivote dans la gueule du poisson et se plante presque toujours dans le coin de la mâchoire, là où la tenue est la meilleure. Le revêtement noir limite les reflets dans l'eau claire du lagon et passe inaperçu sur un morceau de bonite ou un vif.
Le conditionnement est pensé pour ceux qui pêchent souvent et qui en perdent. Cent hameçons répartis sur six tailles, du 3/0 au 8/0, dans une boîte plastique compartimentée que l'on garde des années dans le coffre du bateau ou dans le sac de platier. Plus besoin d'acheter un sachet par taille : on ouvre la boîte, on prend le fer qui correspond à l'appât du jour et on repart. Le fer est renforcé, ce qui compte quand un poisson de récif décide de rentrer dans son trou.
Sur les tailles basses, 3/0 et 4/0, on est pile dans le calibre des becs de cane et des rougets pêchés à la palangrotte sur les patates du lagon, avec un morceau de calmar ou de sardine. Les 5/0 et 6/0 passent bien sur les loches de taille moyenne et les carpes rouges du tombant. Les 7/0 et 8/0, montés sur un bas de ligne costaud, servent aux grosses loches, aux gros becs de la passe et aux pêches au vif dérivant près du récif. Avec cette boîte à bord, on couvre à peu près tout ce qui se pêche à l'appât entre le platier et le tombant.